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Cinéthéâtre Caligari

En mémoire de Mario Adorf

En mémoire de Mario Adorf, l'un des acteurs les plus importants d'Allemagne, nous projetons une série de films.

L'honneur des malfrats

Mario Adorf et sa femme

RFA 1966, 94 min, classé à partir de 12 ans

Artisten-Orje, un cambrioleur de coffres-forts tout juste sorti de prison, est introduit par sa compagne Nelly, une prostituée, au sein du « Sparverein » berlinois, qui n’est en réalité rien d’autre qu’un réseau de proxénètes. Orje n'est pas habitué à tant d'oisiveté et tombe ainsi sous le charme d'Olga, la patronne de Nelly. Les complications ne tardent pas à surgir : un « tribunal d'honneur » se réunit, et Olga et Nelly sont exclues de l'association. Orje prend toutefois le parti des femmes, et les autres hommes décident alors de mettre en œuvre sans tarder son élimination. 

Le film de Wolfgang Staudte met en scène toute une série d’acteurs de renom, aux côtés de Mario Adorf, notamment Gert Fröbe, Curt Bois et Karin Baal.

Réalisation : Wolfgang Staudte
Scénario : Curth Flatow, Hans Wilhelm
Image : Friedl Behn-Grund
Musique : Hans-Martin Majewski
Avec Gert Fröbe, Mario Adorf, Curt Bois, Karin Baal, Helen Vita


Le tambour de plomb

Un garçon saute sur le dos

RFA/F 1978, 145 min, classé 16

Mario Adorf et Volker Schlöndorff étaient des compagnons de route. Dans une série consacrée à Mario Adorf, LE TAMBOUR DE FER ne peut manquer à l'appel. Il y incarne Alfred Matzerath, le père d'Oskar Matzerath. Ce dernier, né en 1924 dans la ville libre de Dantzig, refuse, le jour de son troisième anniversaire, de grandir et de participer au monde des adultes. Sur son tambour de fer-blanc, l’enfant éternel exprime sa protestation contre les nazis et leurs partisans, et ce n’est qu’après la fin de la guerre qu’Oskar décide de grandir à nouveau pour pouvoir participer aux décisions. L'adaptation cinématographique du roman du lauréat du prix
Nobel Günter Grass, brillamment mise en scène par Schlöndorff et largement fidèle à l'œuvre originale, a été le premier film allemand à remporter l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Réalisation : Volker Schlöndorff
Scénario : Jean-Claude Carrière, Volker Schlöndorff, Franz Seitz
Image : Igor Luther
Musique : Maurice Jarre, Friedrich Meyer
Avec David Bennent, Angela Winkler, Mario Adorf, Katharina Thalbach
« La mise en scène, tant dans sa conception des images que dans la direction des acteurs, peut être qualifiée en toute bonne conscience de géniale. [Dans le film], rien n’a été ajouté « pour le cinéma ». Et pourtant, ce film est du « cinéma », qui rend l’histoire contemporaine accessible de manière immédiate à travers des personnages, avec un regard critique mais loin de toute abstraction « interrogative ». » Extrait du rapport du jury de la FBW, 1979 


Le troisième degré

Mario Adorf avec une voiture

F/RFA/I 1975, 111 min., FSK : à partir de 16 ans, v.o.

Georgis, un petit employé, est arrêté et emmené à la police secrète. Il est soupçonné d’appartenir à une organisation clandestine interdite, mais il clame son innocence. Le lendemain matin, un inspecteur et un « responsable » doivent transférer le suspect vers la capitale, au siège des services secrets. Mais après seulement quelques kilomètres, la voiture tombe en panne.
Peter Fleischmann, d’ordinaire plutôt un esprit libre du cinéma, raconte ici, d’une manière dangereusement calme et d’une discipline convaincante, une comédie kafkaïenne. Michel Piccoli, Ugo Tognazzi et Mario Adorf confèrent des traits presque humains aux pions de cette expérience intelligente, paradigmatique et abstraite. Ennio Morricone contribue à l’atmosphère inquiétante du film avec sa bande originale minimaliste.

Réalisation : Peter Fleischmann
Scénario : Jean-Claude Carrière, Martin Walser, Peter Fleischmann, Lorenzo Gicca Palli
Image : Luciano Tovoli
Musique : Ennio Morricone
Avec Michel Piccoli, Ugo Tognazzi, Mario Adorf, Adriana Asti


Lola

Femme sur les genoux de Mario Adorf

RFA 1981, 115 min, classé 16

Rainer Werner Fassbinder a lui aussi fait appel à Mario Adorf, qui a incarné pour lui le magnat de l’immobilier de Cobourg, Schuckert, dans le film LOLA. En 1957, ce dernier tire profit de la corruption et du népotisme. Lorsque le nouveau responsable de l'urbanisme, von Bohm, est muté dans cette petite ville du nord de la Bavière, Schuckert sent le danger. Le lieu de rencontre des notables de la ville est la « Villa Fink », une maison close florissante à laquelle même von Bohm, d'une grande intégrité morale, ne peut résister. Lorsque von Bohm tombe amoureux de Marie-Luise, la star de la maison close sous le nom de Lola, le drame suit son cours.

Réalisation : Rainer Werner Fassbinder
Scénario : Peter Märthesheimer, Pea Fröhlich
Image : Xaver Schwarzenberger
Musique : Peer Raben
Avec Barbara Sukowa, Armin Mueller-Stahl, Mario Adorf, Rosel Zech, Helga Feddersen, Karin Baal

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